Au fur et à mesure que je lis et que je traduis Immunity to change, je le trouve de plus en plus génial !
Dans le chapitre 3, un responsable d’un organisme de protection de l’enfance décrit ce qu’a apporté le travail autour de l’immunité au changement.
Il conclut ainsi (c’est moi qui résume) :
Les travailleurs sociaux sortent d’une école où on leur a appris que les émotions refoulées reviennent sous forme d’un dysfonctionnement.
Or les organismes professionnels bien souvent, refoulent impitoyablement l’expression des émotions.
Ils agissent donc en parfaite contradiction avec les principes qu’ils devraient soutenir.
Le travail en quatre colonnes offre un échaffaudage pour décrypter ce qui se met en travers d’un désir conscient d’aider les familles à changer.
Tout au long de ce chapitre, j’ai reconnu mon environnement de travail, et tout le jeu d’émotions et de blocages si complexes mis en jeu.
20
Mar 2011
27
Feb 2011
J’ai commandé ce pavé qui date de 1988 sur le site Minds at Work. L’interview sujet-objet permet de déterminer à quel stade une personne donnée se trouve dans sa complexité mentale.
Par exemple différentes variations d’un même fragment d’interview sont donnés et doivent être classés selon que la personne épouse complètement l’avis de l’autre, ou a conscience d’avoir son propre avis, ou encore est consciente de sa propre complexité.
J’ai l’intuition que dans le domaine de la vie de couple, il existe encore énormément d’identification aux souhaits de l’autre, un frein au développement de la complexité mentale qui n’a peut-être pas beaucoup changé depuis 1988 !
12
Feb 2011
Pour s’adapter dans un monde de plus en plus complexe, il faut un cerveau suffisamment complexe.
C’est le message du chapitre 1 du livre que j’avais survolé de prime abord, en y voyant l’oeuvre d’un cerveau masculin (une partie trop théorique, qui ne m’intéressait pas).
Je n’avais toutefois pas manqué de noter l’existence du cerveau socialisé qui prévalait dans l’environnement de travail que j’ai quitté.
Tout le monde était toujours content, personne ne se plaignait jamais, ne faisait la moindre remarque ni critique, acceptait de bonne grâce d’être sonné par la chef sans aucune formule de politesse.
Ce premier chapitre du livre pousse les lecteurs à s’interroger sur leur niveau de complexité mentale, et il y a certainement un jugement de valeur dans cela : ai-je le cerveau suffisamment développé.
En sachant que pour changer, il faut développer la complexité de son cerveau, en levant des blocages.
Je précise que les interprétations que je fais n’engagent que moi.
10
Feb 2011
Ce qui caractérise un défi technique : la possibilité de trouver des solutions techniques pour y arriver.
Tout d’abord, annoncer qu’on va le faire.
Ensuite, se donner les moyens, c’est à dire trouver une plage horaire d’une heure par jour pour réaliser cette traduction (c’est un jour à la fois).
Cela signifie aussi dans mon cas, mettre le réveil pour me lever plus tôt.
Tests de faisabilité : dans la période des vacances de Noël j’ai traduit la préface et les remerciements pour voir si c’était possible.
Une équipe : j’ai quelques amies dont l’anglais ou l’américain est la langue maternelle, qui peuvent me traduire des expressions typiques.
L’une d’elle m’a d’ailleurs suggéré l’aide de Google translation (pas mal du tout !).
Je dois vous dire que cela fait bientôt deux mois que je m’éclate chaque matin à traduire une page de Immunity to change.
J’en suis donc à la 42ème page.
Traduire, c’est lire avec beaucoup d’attention, et je découvre des parties du livre qui ne m’avaient pas vraiment intéressée de prime abord.
J’adore quelques trouvailles métaphoriques.
J’aime le concept qui me donne l’espoir de changer un jour mon environnement de travail.
5
Feb 2011
C’est le message que je retiens de ce séminaire “Minds at Work” à Cambridge avec Lisa Lahey et Robert Kegan.
On a trop tendance à juger d’un coup d’oeil, à caricaturer l’autre après un seul regard : celui-là est timide, celle-ci est isolée, trop belle pour être intelligente, etc…
A ce séminaire, les participants ont vraiment ouvert leurs coeurs, et nous avons pu entrevoir qu’ils étaient aussi complexes que les nôtres.
C’est je crois, pourquoi le travail autour de la carte de l’immunité marche si bien. Parce qu’une atmosphère de confiance est créée, on peut dire la vérité sans crainte, communiquer vraiment.
Tout le contraire de ce qui se passe dans mon environnement de travail, où il faut (ou bien où on croit qu’il faut) toujours prétendre que tout va bien, qu’on est les meilleurs, etc…
Les séminaires Minds at Work sont dynamiques, le format change sans arrêt, on commence derrière des tables d’écolier, puis on travaille par deux, puis les tables deviennent rondes, puis on se retrouve en table ronde avec d’autres personnes, puis dans de nouveaux tête à tête.
C’est une véritable chorégraphie. Bravo.
3
Feb 2011
L’immunité au changement est cet équilibre qui existe entre nos aspirations les plus profondes et toutes les actions contre-productives que nous faisons pour nous protéger, mus par une croyance profonde et inconsciente, notre “big assumption”.
Cet été, j’en avais assez d’être une personne-mais, pas vraiment une looseuse, mais quelqu’un qui peine et qui a du mal, et qui clairement, déçoit ses profs et ses parents en ne réussissant pas comme ils l’auraient souhaité.
Je voulais sortir du cycle de la rancune et du ressentiment : “Je n’ai pas eu de chance, de toute façon, je n’étais pas faite pour réussir”.
Alors j’ai ressorti un livre datant de 2001, qui laissait percevoir quelque chose de vraiment différent ; c’était
“How the way we talk can change the way we work” ou “Sept langages pour une transformation” de Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey.

Je pense sincèrement que le chemin qui m’a conduit dans une librairie de Brooklyn pour acheter ce livre en juin 2005 a un sens et je me souviens de ce jour-là.
Ce livre a accompagné des changements professionnels successifs.
J’ai découvert au mois d’août 2010 que les auteurs avaient publié un nouveau livre.
Que j’ai dévoré.
Et je voudrais témoigner ici de tous les changements qui se sont produits dans ma vie depuis.